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Enterrement de Philippe Foulquié le 28 avril 2026

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

Des enterrements comme ça j’en voudrais  tous les jours


J’apprends la nouvelle par FB je suis en terrasse place du palais Royal, des larmes tombent dans mon gin fizz.

Philippe Foulquié, ah non, on ne peut l’imaginer mort. Quoiqu’il en coûte j’irai à son enterrement même à 600 kms.

Phlippe, c’est le premier qui a programmè le théâtre de l’Unitè  à Argenteuil en 1972, petite compagnie sans passé aucun. Salle de 1000 places, dédiée aux congrès du PCF, on doit jouer l’avare and Co, il nous envoie faire des parades devant la gare, une horreur, on n’attire personne, et pourtant ça va être le début du théâtre de rue puisque juste après on va réitérer à Aix en Provence où jean Digne décèle le futur à venir d’un nouveau théâtre.

Philippe va travailler à nos côtés pendant trois ans, c’est sa 2cv qui  va devenir la 2cv théâtre que nous allons jouer 20 ans.

On va le retrouver bien plus tard à Marseille, fondateur de la friche de la belle de mai, un nouveau concept, car philippe n’est pas qu’administrateur, c’est un inventeur, un poète ; en marge des institutions classiques une nouvelle forme de culture  est en train de naître.

Lundi 15 h. 27 avril 2026, place des horizons au cœur de la friche, le cercueil est déposé sous les applaudissements de 500 personnes. Puis ce sont les prises de paroles, la famille, Benoit le fils, les institutionnels, julien BLAINE est lyrique, il écarte les bras et dit juste et voilà nous s’y sommes vous êtes la, c’était lui le maire adjoint qui avait écouté Philippe dans l’idée de racheter la Seità, et les artistes nous font le magnifique portrait d’un vrai homme de gauche et humaniste et gourmand et les voisins de son cabanon de grand Mejean une des calanques de Marseille prennent la parole pas besoin de curé pour le rituel, 500 personnes bien ensemble, bien unies, la vraie religiosité.

Et tout est digne. Pas de bla bla et on rit à travers les larmes. Une autrice, ex résidente et prix Médicis nous rappelle l’optimisme de Phlippe et ses «  vachement bien » et même quand ce ne l’était pas, il disait : ce sera vachement bien. Et Marie Jo Ordener la restauratrice des grandes tables concept exporté au Channel de Calais et dans d’autres lieux, et puis homme de l’ombre Fabrice Lextrait  celui qui a théorisé l’art des friches et sa femme Béa, pas besoin de parler .

L’inhumation a lieu dans le petit village de Ensuès la Redonne, le maire est fier de son mort illustre.

Et magie totale au bord de la calanque, une table est dressée par Marie Jo avec les pieds -paquets son plat préféré et le vin frais et la mer et la douceur de vivre, ah on est loin des horribles crémations du père Lachaise chronométrées 29 minutes maximum, l’art funéraire dégénère, oui des enterrements comme ça j’en redemande.

 
 
 

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