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Billet du 14 mai 2026 Atacama

  • 14 mai
  • 2 min de lecture


J’essaye de prendre un peu de hauteur et de regarder dans le rétroviseur les 70 dernières années de théâtre .

Selon moi, il y a eu trois événements fondamentaux  :  Le théâtre du Soleil, Royal de Luxe, Zingaro.

Philippe Sturbelle un de nos comédiens me tacle :  pour lui c’est Pina Baush et Kantor,

Serban

TG Stan

Mac Burney

Ivo Van Hove

Tiago Rodrigues

Hervée de Lafond va vouloir rajouter Bob Wilson.


Tous les jours, j’assiste à l’effondrement des valeurs théâtrales et l'effacement d’hommes et de femmes de théâtre côtés jadis :

Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Jérome Savary, Jean Pierre Vincent, Jacques Lassalle.


Personnellement je cite toujours comme un de mes premiers chocs, Roger Planchon dans Schweik dans la seconde guerre mondiale de Brecht  puis lors d’un périple à Moscou, Lioubimov , Tartuffe et dix  jours qui ébranlèrent le Monde.


Alors tu oublies Peter Brook, Eugénio Barba, Peter Stein, Zladek, Dodine,   


Que fais tu de Dario Fo ?


Mon problème c’est que je ne suis pas fou des sommités d’aujourd’hui.

Non je ne suis pas fou de Pommerat, pas fou non plus d’Olivier Py et si l’idéologue du théâtre c’est Jean Marc Dumontet, je me tais de fatigue.


j’observe du coin de l’œil Julien Gosselin qui va faire l’ouverture d’Avignon mais dont le trop plein de vidéos m’excède quoiqu’il soit assez puissant, et puis aussi Thomas Jolly n’est pas mon héros préféré.


C’est bien qu’il n’y ait pas d’unanimité.


Et puis j’ai toujours la haine des institutions, trop d’argent, trop de personnel, trop de formatage,  trop de prudence, et pourtant c’est moi qui dis à Abdelwaheb Sefsaf directeur du CDN de Sartrouville

tu te brûles les ailes avec ton final Gaza, parce que j’ai appris de Brecht que l’on ne dit pas les choses comme une gauche à la boxe, au théâtre on dit sans dire, on n’est pas un meeting électoral.


Je discute avec Guy Benisty, le vrai metteur en scène qui ne transige pas et reste fidèle à sa banlieue,  Pantin je crois, il me demande : si tu devais continuer tu ferais quoi ? Je réponds


je jouerai hors théâtre

je ferai un acte poétique radical

sans doute dans le désert d’Atacama au Chili

l'endroit le plus aride du monde

ce ne serait pas annoncé,

on marcherait jusqu’à épuisement

le public ce serait le désert le soleil et nous


y aurait tout de même une caméra suiveuse pour la trace.











 
 
 

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